Ouverture du festival en chansons avec ce groupe local composé essentiellement d’enseignants. Reprenant une grande variété de chansons avec humour et gaieté, c’est un groupe frais, haut en couleur et débordant d’énergie qui a fait une première partie de soirée à l’image du festival.
Chroniqueur, tête pensante, un homme aux textes solidement ciselés dans l’anti-conformisme, la contestation avec un humour certain. Plus encore que des mots, un spectacle, c’était avant tout un personnage.
« Il est le prince du verbe, du bon mot, de la jonglerie textuelle à l’écoute de laquelle il est impératif de rester concentrer au risque de se retrouver sur un quai de gare un jour de grève » Daniel Gros. Ce fut pour moi un défi de retranscrire en photographie l’énergie et l’élégance qui se dégageaient de lui, de ses paroles. Une jolie leçon de français.
« …faisant passer leur art par la noblesse de l’humour. » Daniel Gros
La soirée avait commencé par un joli concert avec L’harmonie de l’écho de Charbonnière. Eric Lanoe et Daniel Gros les ont ensuite rejoint pour rendre hommage à Jacques Brel et au non moins célèbre Léo Ferré. Un concert amateur de grande qualité.
Composé de Manu Lods, Franck Mermillod et Baudouin Claessens, le groupe s’est reformé le temps de cette soirée (ce qui n’étais pas arrivé depuis bien longtemps) et nous ont dévoilé un répertoire de chansons humoristiques accompagné d’un jeu de scène énergique. Un trio du passé toujours très actuel qui n’a rien perdu de sa fraîcheur.
Parfois chroniqueur radio, Gérard Morel est avant tout homme de théâtre, « il s’est mis à la chanson suite à un pari mais pas si stupide car depuis il nous enchante des ses complaintes pour la plupart drôlatiques… »Daniel Gros. Son humour, sa voix empreinte de douceur, le tout porté par sa forte présence scénique nous a offert beau spectacle tout en simplicité.
Pour les plus anciens, c’était le Joyet de “Joyet et Roll mops”, duo qui a écumé et fait rire aux larmes les salles de France et d’ailleurs. Juliette Noureddine (Victoires de la musique 2006) dit de lui:”Bernard Joyet est un auteur dont je n’hésite pas à dire qu’il est majeur, dans ce monde parfois tellement superficiel de la chanson. Chanter les chansons de Bernard, c’est avoir sous la dent de quoi mâcher, des mots, des allitérations, des jeux de rimes qu’on aimerait avoir trouvés soi-même ». Accompagné au piano par la talentueuse Clélia Bressat-Blum, c’est sur une très belle note que s’est terminée cette deuxième journée du festival merci les potes.
Quand les héros des contes de notre enfance se côtoient, se rencontrent, se croisent, se téléscopent, s’affrontent, quand l’imaginaire se mélange au réel, tout est possible. C’est le spectacles que les élèves du collège de La Lauzière nous ont offert en première partie de soirée. Suivient de près par Robert Laurent et les élèves de l’école d’accordéon.
Connu pour ses spectacles « du terroir », Jean-Michel Matteï nous a présenté ce soir là son nouveau spectacle A.O.C, écrit et mis en scène par le non moins célèbre Pierre Louis Lanier (« pleureuses »). Un sketch très « couleurs locales » avec une humour juste parsemé de réflexions sur notre société, la vie. Son jeu d’acteur aura sans aucun doute conquis le plus grand nombre ce soir là.
Jean Marc Druet (metteur en scène) accompagné de six comédiennes de la compagnie, nous ont présenté en deuxième partie de soirée une pièce bien connue, « Le cimetière des éléphants ». Ensemble, ils ont su faire revivre les personnages avec un décor et des costumes soignés, une mise en scène mêlant habilement l’humour au drame. Une pièce de plus de deux heures, passionnante, qui a capté l’attention et l’envie d’un publique comme rarement.
Yves Pasquier a commencé cette soirée avec son premier spectacle inspiré de ces écrits et mis en scène par Daniel Gros, c’est ainsi que sont nés les « Récits d’Yves ». Des textes écrits et joués avec humour, poésie, et surtout avec passion. Une très belle première expérience.
La deuxième partie de soirée a commencé sur les chapeaux de roues avec la soirée des « Gros potes »,3 monologues de Gilles Arbona, Serge Papagalli, et Daniel Gros.
Leur forte présence, leur talent, leur convivialité illustraient à merveille ce qu’est le Festival Merci Les Potes et pourquoi il à été créé. L’un apprend, un texte de Tchékov (Arbona), l’autre ré-apprend un texte de lui même (Papagalli), ensemble ils ont improvisé, riant les uns des autres. Outre la qualité d’un spectacle avec trois grands comédiens, c’était un réel plaisir de voir et participer à cette belle amitié qui les lie.
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